Le Togo vient de bénéficier d’une subvention de la part du Fonds monétaire international. À l’issue d’une mission conduite par Tidiane Kinda, d’abord à Washington fin avril puis à Lomé du 11 au 19 mai 2026, un accord a été trouvé au niveau des services sur les troisième et quatrième revues du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit. Sous réserve de validation par le conseil d’administration du FMI, ce compromis ouvrira la voie à un décaissement de 80,74 millions de DTS, soit environ 110,8 millions de dollars.
Avec ce nouveau décaissement, le montant total mobilisé par le Togo dans le cadre du programme FEC atteindra 220,2 millions de DTS (302,2 millions de dollars). Ce chiffre s’inscrit dans le cadre de l’accord triennal approuvé en mars 2024, d’un montant global de 403,4 millions de dollars.
Le FMI a jugé la performance du programme de réformes économiques « globalement satisfaisante ». Sept des huit repères structurels fixés depuis la deuxième revue ont été atteints. Ces avancées concernent notamment le renforcement de la gestion des finances publiques, l’amélioration de la transparence budgétaire et la supervision des entreprises publiques. Les objectifs en matière de dépenses sociales ont également été respectés.
Tidiane Kinda a souligné la résilience de l’économie togolaise malgré un contexte mondial difficile. En 2025, la croissance du PIB réel a atteint 6,3 %, portée par le dynamisme du secteur des services. L’inflation s’est modérée, tandis que le déficit budgétaire a été ramené à 3,2 % du PIB grâce à une gestion rigoureuse des dépenses. La dette publique a reculé à 65 % du PIB à fin juin 2025, en dessous du seuil de 70 % fixé par l’UEMOA.
Ces résultats s’inscrivent dans la stratégie de consolidation budgétaire adoptée par les autorités togolaises dans le cadre de la feuille de route 2026-2031. L’objectif est de réduire le déficit à 3 % du PIB d’ici 2027, en s’appuyant sur une stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme actuellement en cours de finalisation.
Le FMI a salué la qualité des échanges avec les autorités togolaises, notamment le ministre des Finances et du Budget Essowè Georges Barcola, le directeur national de la BCEAO, ainsi que les représentants de la société civile et du secteur privé. L’institution encourage le Togo à poursuivre ses efforts en matière de gouvernance, d’amélioration du climat des affaires et de modernisation du secteur financier, considérés comme des leviers essentiels pour une croissance inclusive et durable.
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