Le Gouvernement togolais, sous le leadership du Chef de l’Etat, a pour ambition constante de faire davantage pour sortir la majorité de la population de la pauvreté. Tout en restant ouvert à toute initiative visant à améliorer son action, le Gouvernement met en œuvre depuis plusieurs années la politique du développement à la base au bénéfice des Togolais les moins lotis. L’objet du présent article est de revenir une fois encore sur le « développement à la base » à travers sa vision et sa mission. Mais avant tout, il faut rappeler d’où l’on vient. « Tout est parti de là ! » Les années 90 ont été marquées par des crises sociopolitiques qui ont plongé les populations dans la pauvreté. Le revenu des ménages a baissé, surtout en milieu rural, le chômage a touché de nombreux jeunes et femmes, les infrastructures socioéconomiques se sont dégradées. Le tissu social du pays a souffert de ces crises, creusant des inégalités à l’intérieur du pays et entre les régions.
Les chiffres sont éloquents
En 2006, plus de 60% des individus et près de la moitié des ménages vivaient sous le seuil de la pauvreté. Cette dernière était surtout concentrée en milieu rural, où près de 80% des individus pauvres résidaient et où le taux de pauvreté dépassait les 74%. En milieu urbain, le taux de pauvreté était inférieur à 37%, mais concernait encore plus d’un individu sur cinq. Au sortir de ces crises sociopolitiques, le Gouvernement a opté pour une politique de développement à la base, participative et inclusive, qui vise à renforcer les capacités et la résilience des communautés face aux chocs exogènes, faciliter leur accès aux services sociaux de base et renforcer leur autonomisation f inancière. Il s’agit de réduire les inégalités en permettant au plus grand nombre de Togolais de s’insérer dans le tissu économique et social de notre pays. Pour mettre en œuvre cette politique, le Gouvernement a créé en septembre 2008 un ministère dédié au développement à la base, dont la mission est d’associer les communautés, en les mobilisant et en les organisant, à la construction de la prospérité commune. Au plan opérationnel, les premières actions du ministère ont été menées par une direction administrative, celle du développement communautaire. En s’inspirant des meilleures pratiques et des recommandations des acteurs du
développement à la base, le Gouvernement a élaboré et adopté en 2012 la politique nationale de développement à la base (PNDB) et créé une structure opérationnelle, l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), chargée de sa mise en œuvre.
L’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB)
La création de l’ANADEB vise à disposer d’une structure qui inspire confiance vis-àvis des partenaires techniques et financiers et favorise la mobilisation des ressources f inancières. La PNDB est assortie d’un plan stratégique qui vise à garantir l’accès universel au minimum vital commun à toutes les communautés à la base d’ici l’horizon 2032. Elle s’inscrit également dans une dynamique de préparation du pays à la décentralisation durable et a fait l’objet d’une évaluation à miparcours pour mesurer les résultats obtenus et identifier les difficultés et les défis à relever.
Qu’entend-on alors par développement à la base ?
Le développement à la base : un choix innovant du Gouvernement pour renforcer les capacités des populations. Le développement à la base consiste à ce qu’une communauté de base, à un moment donné de son histoire, s’organise pour mobiliser et utiliser au mieux les ressources et les forces dont elle dispose, afin d’atteindre un état qu’elle juge meilleur selon ses aspirations et sa culture. Le développement à la base est donc une condition nécessaire au développement du pays, car il répond aux besoins fondamentaux des populations et s’appuie sur leur capacité d’organisation et leur participation.
Une stratégie opérationnelle pour traduire une vision
Le développement à la base se traduit par des micro-actions intégrées et cohérentes qui visent à améliorer les conditions de vie et les revenus des populations d’une communauté à la base. Ces actions sont identifiées et mises en œuvre par les populations elles-mêmes suivant une démarche participative, basée sur l’approche de développement conduit par la communauté. Il s’agit généralement de microprojets dans les secteurs de l’alimentation et la nutrition, la santé ; l’éducation, l’accès à l’eau potable et à l’hygiène, le développement de la capacité des populations à générer de la richesse, le désenclavement des localités, l’énergie, l’artisanat et la citoyenneté. Face à la persistance de la pauvreté qui touche plus de la moitié de la population, la vision du développement à la base est d’assurer durablement à l’horizon 2032, un accès universel de toutes les communautés et organisations à la base du Togo au minimum vital commun. Cette vision découle de la problématique particulière du « secteur » ainsi que de la volonté des différents acteurs d’agir en synergie pour lever les contraintes qui pèsent sur le développement à la base. Parmi ces acteurs, on peut citer : les structures étatiques (Administration territoriale, la santé, l’agriculture, l’éducation, action sociale, eau et assainissement…), les organisations de la société civile (ONGs, CDB, les ménages…), le secteur privé, les Partenaires Techniques et Financiers. Le Gouvernement a fait le choix innovant, depuis 2008, de rompre avec la démarche traditionnelle où les politiques et projets de développement sont conçus et mis en œuvre par les organismes gouvernementaux ou des organisations internationales. Le développement à la base implique la participation des communautés, la décentralisation de la prise de décision, la responsabilisation des communautés.
Peut-on confondre le développement à la base à l’action sociale ?
développement à la base et l’action sociale peuvent s’adresser aux mêmes cibles, les populations vulnérables. Ils pourraient de ce fait être conduits à mener des initiatives communes à inscrire au registre de complémentarité de l’action gouvernementale. Mais il ne faut pas confondre le développement à la base et l’action sociale. En effet, l’action sociale se focalise sur l’assistance aux personnes vulnérables ou démunies et coordonne les secours d’urgence en cas de catastrophe naturelle, tandis que le développement à la base vise à renforcer les capacités des organisations et communautés à la base à être à la fois les acteurs et les bénéficiaires des politiques et programmes de développement. Les différents projets et programme mis en œuvre suivant la politique du développement à la base depuis plusieurs années ont créé, inéluctablement des dynamiques d’autoprise en charge au sein des communautés. Ces projets et programmes méritent d’être soutenus par des contributions concrètent visant à renforcer la lutte contre la pauvreté.
Togoreveil
L’objet du présent article est de revenir une fois encore sur le « développement à la base » à travers sa vision et sa mission.
Mais avant tout, il faut rappeler d’où l’on vient.
« Tout est parti de là ! » Les années 90 ont été marquées par des crises sociopolitiques qui ont plongé les populations dans la pauvreté. Le revenu des ménages a baissé, surtout en milieu rural, le chômage a touché de nombreux jeunes et femmes, les infrastructures socioéconomiques se sont dégradées. Le tissu social du pays a souffert de ces crises, creusant des inégalités à l’intérieur du pays et entre les régions.
Les chiffres sont éloquents
En 2006, plus de 60% des individus et près de la moitié des ménages vivaient sous le seuil de la pauvreté. Cette dernière était surtout concentrée en milieu rural, où près de 80% des individus pauvres résidaient et où le taux de pauvreté dépassait les 74%. En milieu urbain, le taux de pauvreté était inférieur à 37%, mais concernait encore plus d’un individu sur cinq. Au sortir de ces crises sociopolitiques, le Gouvernement a opté pour une politique de développement à la base, participative et inclusive, qui vise à renforcer les capacités et la résilience des communautés face aux chocs exogènes, faciliter leur accès aux services sociaux de base et renforcer leur autonomisation f inancière. Il s’agit de réduire les inégalités en permettant au plus grand nombre de Togolais de s’insérer dans le tissu économique et social de notre pays. Pour mettre en œuvre cette politique, le Gouvernement a créé en septembre 2008 un ministère dédié au développement à la base, dont la mission est d’associer les communautés, en les mobilisant et en les organisant, à la construction de la prospérité commune. Au plan opérationnel, les premières actions du ministère ont été menées par une direction administrative, celle du développement communautaire. En s’inspirant des meilleures pratiques et des recommandations des acteurs du
développement à la base, le Gouvernement a élaboré et adopté en 2012 la politique nationale de développement à la base (PNDB) et créé une structure opérationnelle, l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), chargée de sa mise en œuvre.
L’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB)
La création de l’ANADEB vise à disposer d’une structure qui inspire confiance vis-àvis des partenaires techniques et financiers et favorise la mobilisation des ressources f inancières. La PNDB est assortie d’un plan stratégique qui vise à garantir l’accès universel au minimum vital commun à toutes les communautés à la base d’ici l’horizon 2032. Elle s’inscrit également dans une dynamique de préparation du pays à la décentralisation durable et a fait l’objet d’une évaluation à miparcours pour mesurer les résultats obtenus et identifier les difficultés et les défis à relever.
Qu’entend-on alors par développement à la base ?
Le développement à la base : un choix innovant du Gouvernement pour renforcer les capacités des populations. Le développement à la base consiste à ce qu’une communauté de base, à un moment donné de son histoire, s’organise pour mobiliser et utiliser au mieux les ressources et les forces dont elle dispose, afin d’atteindre un état qu’elle juge meilleur selon ses aspirations et sa culture. Le développement à la base est donc une condition nécessaire au développement du pays, car il répond aux besoins fondamentaux des populations et s’appuie sur leur capacité d’organisation et leur participation.
Une stratégie opérationnelle pour traduire une vision
Le développement à la base se traduit par des micro-actions intégrées et cohérentes qui visent à améliorer les conditions de vie et les revenus des populations d’une communauté à la base. Ces actions sont identifiées et mises en œuvre par les populations elles-mêmes suivant une démarche participative, basée sur l’approche de développement conduit par la communauté. Il s’agit généralement de microprojets dans les secteurs de l’alimentation et la nutrition, la santé ; l’éducation, l’accès à l’eau potable et à l’hygiène, le développement de la capacité des populations à générer de la richesse, le désenclavement des localités, l’énergie, l’artisanat et la citoyenneté. Face à la persistance de la pauvreté qui touche plus de la moitié de la population, la vision du développement à la base est d’assurer durablement à l’horizon 2032, un accès universel de toutes les communautés et organisations à la base du Togo au minimum vital commun. Cette vision découle de la problématique particulière du « secteur » ainsi que de la volonté des différents acteurs d’agir en synergie pour lever les contraintes qui pèsent sur le développement à la base. Parmi ces acteurs, on peut citer : les structures étatiques (Administration territoriale, la santé, l’agriculture, l’éducation, action sociale, eau et assainissement…), les organisations de la société civile (ONGs, CDB, les ménages…), le secteur privé, les Partenaires Techniques et Financiers. Le Gouvernement a fait le choix innovant, depuis 2008, de rompre avec la démarche traditionnelle où les politiques et projets de développement sont conçus et mis en œuvre par les organismes gouvernementaux ou des organisations internationales. Le développement à la base implique la participation des communautés, la décentralisation de la prise de décision, la responsabilisation des communautés.
Peut-on confondre le développement à la base à l’action sociale ?
développement à la base et l’action sociale peuvent s’adresser aux mêmes cibles, les populations vulnérables. Ils pourraient de ce fait être conduits à mener des initiatives communes à inscrire au registre de complémentarité de l’action gouvernementale. Mais il ne faut pas confondre le développement à la base et l’action sociale. En effet, l’action sociale se focalise sur l’assistance aux personnes vulnérables ou démunies et coordonne les secours d’urgence en cas de catastrophe naturelle, tandis que le développement à la base vise à renforcer les capacités des organisations et communautés à la base à être à la fois les acteurs et les bénéficiaires des politiques et programmes de développement. Les différents projets et programme mis en œuvre suivant la politique du développement à la base depuis plusieurs années ont créé, inéluctablement des dynamiques d’autoprise en charge au sein des communautés. Ces projets et programmes méritent d’être soutenus par des contributions concrètent visant à renforcer la lutte contre la pauvreté.
Togoreveil
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