L’Université de Kara (UK) accélère son ouverture internationale. En déplacement à Chengdu, en Chine, une délégation conduite par la présidente de l’institution, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, a engagé des discussions approfondies avec l’University of Electronic Science and Technology of China (UESTC). Au cœur des échanges : mobilité académique, recherche scientifique, formations conjointes et implantation potentielle d’un Institut Confucius. Autant de projets qui pourraient marquer un tournant dans la stratégie d’internationalisation de l’université togolaise.
Du 27 au 30 septembre 2026, l’Université de Kara s’est invitée au cœur de l’un des écosystèmes universitaires les plus dynamiques de Chine. À l’occasion du 70? anniversaire de l’University of Electronic Science and Technology of China (UESTC), célébré sur le campus de Qingshuihe à Chengdu, la délégation togolaise a multiplié les rencontres destinées à consolider son réseau de coopération internationale.
Cette mission s’inscrit dans une vision clairement affichée par les responsables de l’UK : faire de l’université un acteur davantage connecté aux grands centres de savoir, de recherche et d’innovation à travers le monde.
Une coopération tournée vers la formation et la recherche
Les discussions avec l’UESTC ont porté sur plusieurs axes jugés prioritaires pour l’avenir de l’Université de Kara.
Les deux institutions envisagent notamment la préparation d’un protocole d’accord destiné à formaliser leur coopération. Les échanges ont également exploré les possibilités de mobilité étudiante et professorale, permettant aux étudiants et aux enseignants togolais de bénéficier d’expériences académiques internationales tout en favorisant les transferts de compétences.
L’ambition va toutefois bien au-delà des échanges universitaires classiques. Les responsables des deux établissements réfléchissent à la mise en place de formations conjointes ainsi qu’au développement de projets de recherche communs dans des domaines à forte valeur ajoutée.
Pour l’Université de Kara, un rapprochement avec une institution reconnue comme l’UESTC représente une opportunité majeure de renforcer ses capacités dans les sciences, les technologies et l’innovation.
L’Institut Confucius, un projet à fort potentiel
Parmi les sujets ayant retenu une attention particulière figure la possible création d’un Institut Confucius au sein de l’Université de Kara.
Si le projet venait à se concrétiser, il offrirait à l’institution togolaise un nouvel espace dédié à l’apprentissage de la langue chinoise, à la diffusion de la culture asiatique et au développement des échanges académiques entre les deux pays.
Au-delà de sa dimension culturelle, une telle initiative pourrait faciliter l’accès des étudiants togolais aux opportunités de formation, de bourses d’études et de coopération scientifique proposées par les universités chinoises.
Cette perspective traduit la volonté des deux partenaires de bâtir une relation durable fondée sur le partage des connaissances et le rapprochement des communautés universitaires.
Une diplomatie académique ouverte sur trois continents
Le séjour à Chengdu n’a pas été limité aux échanges avec l’UESTC.
La délégation de l’Université de Kara a également rencontré plusieurs institutions académiques et culturelles, parmi lesquelles l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines à travers le réseau COMUF-UVSQ, l’Université de Montpellier, le Ghana Institute of Management and Public Administration (GIMPA) et le Musée international des arts d’Afrique.
Ces différentes rencontres illustrent une stratégie d’ouverture qui dépasse le cadre d’un partenariat unique. L’Université de Kara cherche à multiplier les passerelles avec des établissements européens, africains et asiatiques afin de diversifier ses sources de coopération et d’élargir les opportunités offertes à sa communauté universitaire.
L’internationalisation comme levier de transformation
Au fil des années, les universités sont devenues des acteurs majeurs du développement économique, scientifique et technologique. Consciente de cette réalité, l’Université de Kara entend renforcer son attractivité en s’appuyant sur des partenariats capables de soutenir la formation, la recherche et l’innovation.
La mission de Chengdu apparaît ainsi comme une étape importante dans la concrétisation de cette ambition. En s’ouvrant à des institutions de référence mondiale et en explorant de nouveaux mécanismes de coopération, l’UK cherche à positionner ses étudiants et ses chercheurs dans des réseaux académiques de plus en plus compétitifs.
Des discussions prometteuses, désormais attendues au stade des réalisations
Les échanges engagés avec l’UESTC témoignent d’une convergence d’intérêts autour de la formation de qualité, du développement scientifique et du partage d’expertise. Entre mobilité universitaire, recherche collaborative, programmes conjoints et projet d’Institut Confucius, les pistes de coopération explorées sont nombreuses et ambitieuses.
Reste désormais à transformer ces intentions en actions concrètes. Pour l’Université de Kara, l’enjeu est de faire de ces discussions les fondations d’un partenariat durable susceptible d’accompagner son ambition de devenir un pôle universitaire de référence, ouvert sur le monde et résolument tourné vers l’innovation.
Gérard EYOU
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