Après les fortes pluies qui se sont abattues les 29 et 30 juin sur le Grand Lomé ainsi que dans les régions Maritime et des Plateaux, les autorités togolaises poursuivent leurs opérations de secours et d'assistance. Coordonnée par l'Agence nationale de la protection civile (ANPC) à travers le Centre national des opérations d’urgence (CNOU), dans le cadre du plan ORSEC et de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes (PNRRC), la réponse nationale reste pleinement active afin de limiter les conséquences des inondations.
Les précipitations ont provoqué d'importantes inondations dans les 13 communes du District autonome du Grand Lomé ainsi que dans plusieurs préfectures de la région Maritime, notamment Vo, Lacs, Bas-Mono et Yoto. De nombreux quartiers ont été submergés, entraînant des dégâts matériels, des perturbations de la circulation, des chutes d'arbres et le débordement de plusieurs bassins de rétention.
Plusieurs axes routiers ont été temporairement rendus impraticables, notamment les boulevards Eyadéma, des Armées, du 30 Août et de la Kara, ainsi que les avenues de la France, Pya et des Bruyères. Dans la préfecture de Vo, la rupture du pont sur la rivière Adjorogou, à Boko, a interrompu la circulation sur la Route nationale 34 (RN34).
Le bilan humain fait également état de pertes en vies humaines. Trois personnes ont trouvé la mort par noyade, dont deux à Lomé, dans les quartiers d'Adidomé et de Gbossimé, et une à Dagbati, dans la préfecture de Vo. Un quatrième décès a été enregistré à Sotouboua après l'effondrement d'une habitation.
Face à cette situation, les équipes de secours sont déployées sur plusieurs fronts. Les interventions portent sur le sauvetage des personnes en difficulté, le pompage des eaux, la sécurisation des infrastructures sensibles et l'évaluation des dégâts. Une coordination étroite est assurée entre les communes, les services techniques, les forces de défense et de sécurité ainsi que les différents acteurs de la gestion des catastrophes.
Les équipes de l'ANASAP procèdent au dégagement des arbres tombés, au nettoyage des voies et à la collecte des déchets. Des équipements de pompage ont notamment été installés dans les localités de Sanguéra et de Babacopé. De son côté, la Direction de l'assainissement intervient pour réparer les équipements endommagés, assurer le suivi des bassins de rétention et répondre aux besoins les plus urgents.
Les sapeurs-pompiers poursuivent les opérations d'élagage, d'aspiration des eaux stagnantes et d'identification des zones à risque, tandis que les forces de sécurité assurent la régulation de la circulation, les déviations sur les axes critiques et la sécurisation des secteurs affectés.
Parallèlement aux opérations de secours, les autorités renforcent les mesures de prévention. Des inspections techniques sont menées sur les infrastructures vulnérables, notamment sur la RN34, tandis que le secteur de la santé a activé son dispositif de veille. Le Centre des opérations d'urgence de santé publique (COUSP) a été placé en alerte avec un pré-positionnement d'intrants médicaux, des campagnes de sensibilisation sur les règles d'hygiène et des opérations de désinfection dans certaines zones.
Les services météorologiques maintiennent une surveillance permanente en raison des risques de nouvelles précipitations. Les autorités mettent en garde contre la montée des eaux, les effondrements d'habitations fragilisées, les noyades, les dégâts agricoles et les maladies liées à l'eau.
Le gouvernement appelle les populations à éviter les zones inondées, à ne pas traverser les cours d'eau ou les voies submergées et à signaler toute situation d'urgence aux services disponibles aux numéros 170, 118, 1014, 1244 et 171. La mobilisation des services de l'État se poursuit afin d'assurer la protection des populations et d'accompagner les communautés touchées jusqu'au retour à une situation normale.
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