Cinquante ans d’excellence, d’audace architecturale et de construction des territoires. Fondée en 1975 sous l’égide de l’Organisation commune africaine et malgache (OCAM), l’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) s'apprête à célébrer son jubilé d'or. Face à la presse ce vendredi 17 juillet 2026 à Lomé, les dirigeants de cette institution inter-États ont dévoilé le programme des festivités qui rythmeront les mois d'octobre et de novembre prochains.
Placée sous le thème évocateur « 50 ans d’excellence au bénéfice des villes et territoires d’Afrique », cette célébration ne sera pas seulement un regard rétrospectif sur un demi-siècle de réalisations, mais une véritable rampe de lancement vers l’avenir.
Octobre : Le temps de la transmission et de l'hommage
Le premier acte de ce cinquantenaire se déploiera du 12 au 16 octobre à travers une semaine festive et mémorielle. Conçue comme une immersion dans les racines de l’institution, cette période sera marquée par une « rentrée historique ».
Pour l'occasion, les diplômés de l'EAMAU venus de tous les pays membres convergeront vers Lomé. Ce carrefour intergénérationnel favorisera le partage d’expériences, les témoignages sur les réalités du terrain et les défis contemporains des métiers de la ville.
Le programme de cette première phase s'annonce particulièrement riche :
Une exposition majeure dédiée aux évolutions de l’architecture, de l’urbanisme et de la gestion urbaine sur le continent.
Une cérémonie solennelle d'hommage pour honorer les pères fondateurs et les figures clés qui ont bâti la réputation de l'école.
Des activités culturelles et sportives pour resserrer les liens de la communauté EAMAU.
Novembre : Un sommet scientifique sur la durabilité urbaine
Le second temps fort, résolument tourné vers la réflexion stratégique, se tiendra du 10 au 12 novembre. L’EAMAU organisera un colloque international d’envergure intitulé « L’urbanisme saisi par le territoire ».
Ce rendez-vous scientifique de haut niveau réunira experts, chercheurs, professionnels du secteur et grand public. L'objectif est crucial : anticiper les mutations des décennies à venir et proposer des réponses concrètes aux crises qui frappent les métropoles africaines. Inondations récurrentes, défis de la mobilité urbaine, flambée des coûts du foncier : autant de problématiques qui seront disséquées lors d’ateliers thématiques afin de poser les jalons de la ville africaine durable.
« La création de l’EAMAU est née de la vision des chefs d’États qui avaient compris, dès les années 70, que le développement de l’Afrique ne pouvait se faire sans compétences endogènes », a rappelé le Dr Malam Boukar Krou, directeur général de l'école.
50 ans d'histoire et d'impact endogène
Depuis l'ouverture de ses portes en 1976, l’EAMAU s’est imposée comme le phare de la planification urbaine en Afrique. En cinquante ans, l’institution a mis sur le marché plus de 2 600 architectes, urbanistes et gestionnaires de la ville, devenant le principal fournisseur d’expertises locales pour la transformation des paysages urbains du continent.
En amont de ce lancement, une rigoureuse préparation a été orchestrée, validée dès décembre 2025 lors de la 43? session ordinaire du Conseil d’administration de l’école. Le président du comité d’organisation du cinquantenaire, Djeguema Koffi, a profité de cette tribune pour lancer un appel vibrant à la mobilisation générale de tous les acteurs du secteur, les invitant à apporter leur pierre à l'édifice face aux mutations urbaines majeures qui attendent le continent. Le lancement officiel et protocolaire de ce cinquantenaire sera effectué par les autorités ministérielles compétentes dans les tout prochains jours.
Cette journée vise à sensibiliser à la concentration record de dioxyde de carbone dans l'atmosphère et à encourager des actions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Elle vise également à lutter contre le réchauffement climatique et à promouvoir des solutions pour la réduction de l'empreinte carbone. C’est une urgence climatique d’où la nécessité d'adopter des comportements plus durables.
Cette journée est une occasion clé pour les entreprises et les citoyens de prendre des engagements en faveur de la transition écologique.
Plusieurs actions sont menées par le gouvernement togolais notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 50 % à l'horizon 2030 par rapport à 1990, selon des objectifs révisés
D’autres actions majeures se concentrent sur la transition énergétique, le reboisement, la promotion de la mobilité électrique et l'interdiction de l'importation de véhicules polluants.
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