À la tribune de la 80è Assemblée générale des Nations Unies, le Prof. Robert Dussey, ministre togolais des Affaires Etrangères, a, au nom du Président du Conseil de la République Faure GNASSINGBE, porté un message puissant : celui d’une Afrique debout, lucide et déterminée à obtenir réparation pour les injustices historiques qui ont façonné les inégalités du présent.
Une parole africaine sans détour
Dans une allocution vibrante, le ministre togolais des Affaires étrangères a dressé l’inventaire des blessures infligées au continent : esclavage transatlantique, colonisation, spoliation culturelle, marginalisation diplomatique. « L’Afrique réclame justice parce qu’elle a payé de son sang et de ses ressources la prospérité d’autres continents », a-t-il martelé, exigeant que ces crimes soient reconnus comme des génocides contre les peuples africains.
Décoloniser les cartes, redresser les regards
Pour illustrer la profondeur du combat, Robert Dussey a dénoncé la carte de Mercator, qui réduit visuellement l’Afrique au profit de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Il appelle à une campagne mondiale : Correct the Map, pour redonner au continent sa juste place dans les représentations mentales et géopolitiques.
Réformer l’ONU : une exigence de justice
Le Togo plaide pour une réforme du Conseil de sécurité, avec des sièges permanents pour l’Afrique, estimant que cette reconnaissance est indispensable à la crédibilité du multilatéralisme. Le ministre a salué la convergence entre l’Afrique et les Caraïbes autour de la cause des réparations, annonçant une « décennie panafricaine de la justice » (2026–2036).
Lomé, capitale du renouveau panafricain
Le Togo accueillera en décembre le 9? Congrès panafricain, sous le thème : « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales ». Robert Dussey a invité la communauté internationale à s’y associer, affirmant que la réparation n’est pas qu’un combat africain, mais un combat pour l’humanité.
Une Afrique debout, une mémoire vivante
À travers ce discours, le Togo s’érige en porte-voix d’une Afrique qui refuse l’oubli, qui réclame réparation pour mieux bâtir un avenir de justice, d’équité et de paix durable. Une Afrique qui ne quémande pas, mais qui revendique avec dignité.
Togoreveil
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